Chapitre 3

Recherches et conclusions de Georges QUERTANT


Au cours de ses recherches, Georges QUERTANT fut particulièrement intéressé par l’oeuvre de Claude BERNARD, le père de la médecine expérimentale, qui, par ses écrits et sa philosophie avait bouleversé le monde scientifique de l’époque.
Selon Claude BERNARD (1ère leçon) :
« La manifestation des phénomènes de la vie est soumise aussi à cette double condition qui se trouve, d’une part dans « l’être vivant », c’est à dire dans l’organisme manifestant le phénomène, et d’autre part dans le « milieu » où vit cet être organisé.
Si l’on altère ou si l’on détruit l’organisme, sans modifier le milieu, la vie s’arrête aussitôt. Altérez ou supprimez le milieu, en laissant l’organisme intact, et la vie cessera également.
Le phénomène vital n’est donc tout entier ni dans l’organisme seul, ni dans le milieu seul : c’est, en quelque sorte, un effet produit par le contact et entre l’organisme vivant et le milieu qui l’entoure.
La physiologie embrasse donc deux ordres distincts d’études : l’étude de l’organisation et l’étude des milieux dans lesquels les parties organisées (ou vivantes) peuvent manifester leurs propriétés. »
De ce fait, les deux orientations d’études et de recherches de Georges QUERTANT furent donc :
d’une part, les sciences physiques (air, son, chaleur, lumière) ;
d’autre part, la physiologie du système nerveux.
Après l’acquis de ces connaissances, il lui fut possible par la suite, d’étudier les effets produits par le contact du milieu ambiant sur l’organisme nerveux. Georges QUERTANT prit connaissance également de la 10e leçon de Claude BERNARD concernant la « Physiologie et la Pathologie du système nerveux ».
Une phrase retint particulièrement son attention, phrase qui fut le fondement, la pierre angulaire de sa pensée qui allait le conduire à la découverte de sa méthode.
Claude BERNARD écrivait, en effet ceci en 1858 :
« En apprenant à manier ces organes nerveux et qui servent de régulateurs aux fonctions, la physiologie nous donnera des moyens d’action sur les manifestations les plus élevées des êtres vivants. »
« En écrivant ces lignes, dit Georges QUERTANT, Claude BERNARD, n’ouvrait-il pas une nouvelle voie à la pédagogie et cela en pleine conscience et sûr de ce qu’il avançait (…) ; n’incitait-il pas les pédagogues à instaurer une pédagogie ayant pour base la neuro-psycho-physiologie expérimentale ? Ne donnait-il pas la clé d’un des plus grands problèmes touchant l’amélioration de l’être humain ? (…)
Il était évident qu’il préconisait de créer et de réaliser une « gymnastique » des agents et centres nerveux, en parallèle et en analogie à la gymnastique musculaire. »
Ainsi les mots « en apprenant » et « à manier » sont effectivement des termes de pédagogie.
Aussi, est-ce ce pédagogue français, Georges QUERTANT (1894-1964), qui, après 25 années de recherches et d’expérimentations, mit au point une méthode de neuro-physiologie appliquée qu’il appela CULTURE PSYCHO-SENSORIELLE QUERTANT ou CPS QUERTANT.
En effet, dès 1911, alors qu’il était compositeur, professeur de musique, Georges QUERTANT, avec son frère Maxime, médecin à l’asile Duruy à Amiens étudia l’influence des sons sur le comportement humain, à partir d’images sonores codifiées selon les lois rigoureuses de l’harmonie.
Mais les techniques de conservation et de reproduction du son n’étaient pas encore développées, il fallait disposer d’un ensemble de 7 musiciens. Les expériences bien que concluantes , étaient longues et difficiles.
D’autre part, l’organisation nerveuse de la vision, par ses multiples connexions et la précision des mouvements de l’organe récepteur-émetteur, particulièrement sur le plan moteur volontaire, retint l’attention de Georges QUERTANT. Il supposa que les résultats obtenus avec l’excitant « son » pourraient être obtenus avec l’excitant « lumière », élément plus stable et plus maniable. Là aussi, les expériences furent concluantes.
Ainsi, la CULTURE PSYCHO-SENSORIELLE QUERTANT, utilise l’unité oeil-nerf optique pour :
1. Examiner la capacité fonctionnelle des centres nerveux régulateurs de la base du cerveau.
2. Eduquer ou rééduquer ces mêmes centres par une sorte de gymnastique appropriée.
3. Eliminer, ce faisant, la plupart des troubles fonctionnels d’origine nerveuse.ion

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